Bernard Cousinier

Bernard Cousinier, né en 1942 à Castres

vit et travaille à Saint-Maur des Fossés, France

 

Expositions personnelles : 

 

2014 : L'H du siège, Valenciennes

«Regard disloqué»,Galerie Stdio Mirail,Toulouse

«Livres-Objets»,Galerie Virgile Legrand, Paris

2012-2013 : «Pièce structurée»,Galerie Pixi, Paris

Suez Environnement, Paris, La Défence

2006 : « Plans d’Angles", Galerie Pixi, Paris 

2005 : Centre d’Art Contemporain Nicolas Pomel,Issoire

2004 : Salle Cube - Mairie du 9ème, Paris

2002 - 2003 : «Du Passeplan à l’architecture», Galerie Pixi, Paris

2000 : «Du Passeplan au passevolume», Galerie Pixi, Paris

1996 : «Passsplans», Galerie Pixi, Paris

1994 et 1992: «Pinture et Latex», Galerie Alyskewicz, Paris

1988 et 1986 : Galerie F. Palluel, Paris

1977 et 1976 : Galerie Vercamer, Paris

 

Expositions collectives :

 

1999-2016 : Galerie Pixi, Marie Victoire Poliakoff, Paris

2016 : Médiathèque  Issy-les-Moulineaux

2015 : Biennale Mdina Malte

«Archi- Sculpture» Vlla Datris , Isle-sur-la- Sorgue

2014 : «P’art sino- Français» Shunde, Chine

2013 : Centre Contemporain de Kerguehennec, Morbihan

2004-2010 : «Art dans les chapelles», le Gohaze, Morbihan 

2009 :  «Global Painting», Les Tanneries, Amilly

2008 : «L’Art dans la Vill», Saint-Ouen

2004-2005 : «Sculpturenland Reitbrook»- Herrling / Mensch, Hamburg

2000 : «LES RENDEZ-VOUS», GARD 

 

 

 

 

 

1997 : «La règle et l’émotion», Musée Campredon

1996 : «In quarto», Atelier Cantoisel, Joigny

«In quarto», Musée St-Germain d’Auxerre

«Chimériques Polymères», Musée Art Contemporain, Nice

1993 : «Éloge de la Peinture», Musée de Toulon

«Méditerranée, L’inspiratrice», Maison Comoni, Revest

1991 : «Les matières plastique dans l’Art contemporain»,Oyonnax 

«Entr’Artistes», Le Carré Musée Bonnat, Bayonne

«Collection BNP», Ensba, Paris

1990 : «À mis chemin», Abbaye d’Arthous, Peyrehorade

«Bastille-Castille», Salpétrière, Paris

«A-UA-CRAG», Aranda de Duero, Espagne

CRDP, Paris

1989 :“ Triangle Artist Workshop”, Pine Plain, New York

 

Peint dans les coins. L'artiste, né en 1942, a travaillé au corps les quatre angles de la galerie Pixi. En suivant un principe simple : en abaisser le plafond, en rehausser le plancher, à l'aide de planches triangulaires. L'ensemble reçoit ensuite la peinture, appliquée en bandes géométriques. Le visiteur ressent le même type de trouble que devant les scènes de théâtre dont l'arrière du plancher est relevé. Amoureux des tableaux plans, Cousinier chamboule ainsi la perspective, sans la bouleverser totalement. Il s'en explique dans le texte de présentation : "Alors qu'avec la perspective on crée sur un plan l'illusion de la troisième dimension, je ne cherche pas à provoquer l'illusion inverse, celle de nous faire croire que nous serions en présence d'un plan, et non dans ni devant l'espace tridimensionnel.

Ce que ferait un Georges Rousse, par exemple, avec ses photographies fascinantes où il s'ingénie à donner l'aspect d'une forme unique à un ensemble architectural complexe. Ou un Christophe Cuzin qui, dans une récente et spectaculaire exposition au Musée Picasso d'Antibes, avait, entre autres, souligné les variations des plans et des matières des murs avec de grands aplats de couleurs qui magnifiaient l'architecture.

 

Cousinier est plus proche d'un Felice Varini, même si, à la différence de celui-ci, son travail à la galerie Pixi peut être regardé sous tous les angles, et pas seulement d'un point de vue unique qui donne son sens aux lignes.

 

Il cherche "un compromis entre le plan et la troisième dimension. A la fois situé dans les deux, et à mi-chemin. Subissant et profitant de l'un comme de l'autre". D'où peut-être cette étrange sensation de vertige, ce début de mouvement, de palpitation, renforcé par les contrastes de couleur, l'alternance de tons chauds et de tons froids, les premiers ayant tendance à paraître à l'oeil plus proches que les seconds.

 

En 2002, Cousinier était intervenu sur l'architecture de la galerie, modulant l'espace pour, dit-il, "favoriser une perception enveloppante de vision globale". A ce moment-là, déjà, il cherchait à provoquer chez le visiteur une sensation de déséquilibre. En 2000, toujours chez sa tenace galeriste, Marie-Victoire Poliakoff, il montrait d'étranges structures, des châssis sans toile, même pas droits, qui débordaient d'un côté, se creusaient de l'autre. Cousinier les appelait ses "Passefenêtres". La couleur était posée sur l'épaisseur du bois, face au spectateur. Un premier pas vers une autonomie du tableau, qui se détachait du mur, devenait sculpture, ou plutôt, peinture dans l'espace.

 

On verra deux ou trois petits exemples proches en vitrine, flanqués de deux maquettes d'angles. Possibles projets pour des réalisations définitives. Mais quel collectionneur contemporain oserait vivre avec une oeuvre qui trouble ainsi ses sens ?

 

Harry Bellet, LE MONDE, 07.04.2006

Vidéo :

http://www.creativtv.net/2015/bernardcousinier.html